Les keshis de Maison Valencourt

Les perles de culture naissent de la main de l’Homme. Un geste séculaire à l’origine des plus belles parures jamais portées par les femmes du monde entier.
Mais parfois la nature est capricieuse et refuse de se prêter au jeu des greffeurs. C’est là que naissent les keshis.

Le keshi de Tahiti : la perle originelle

Pour comprendre la création d’un keshi il faut revenir à celle d’une perle de culture. Afin de produire une perle bien ronde, le greffeur insère à l’intérieur d’une huître perlière deux éléments naturels : un nucléus (bille de nacre : le support de la future perle) et un greffon (petit bout du manteau de l’huître : le fabricant de nacre). Pour se protéger de l’intrus (le nucléus), l’huître perlière active son greffon à créer des couches successives de nacre autour du nucléus et isole définitivement son envahisseur. Une perle est née.

Mais alors le keshi dans tout ça ?

Parfois, la nature est joueuse et l’huître décide de se débrouiller toute seule. Elle rejette le nucléus qu’elle ne reconnaît pas et ne conserve que le greffon. Le greffon, dont la fonction première est de produire de la nacre, se met en action sans le support rond du nucléus. Il donne vie à un délicat, unique et si particulier keshi.

Un keshi n’est donc composé que de nacre comme l’étaient les perles « sauvages » que les plus chanceux trouvaient dans les huîtres sauvages il y a bien longtemps !

La ruée vers l’or… le keshi !

La création d’un keshi est imprévisible. Sa taille, sa couleur et sa forme ne sont que le fruit du hasard et nul ne peut savoir quand et comment il se formera. Parce que sa production est incontrôlable, il est beaucoup plus rare et difficile à obtenir que les perles de culture.

Longtemps boudés par les perliculteurs et les acheteurs, les keshis étaient alors rejetés à l’eau ! Un comble quand on sait qu’aujourd’hui ils sont très recherchés. Victime de leur succès dans les îles du Pacifique tout comme en Europe, les keshis sont une denrée précieuse et désirée des créateurs de bijoux.

La sensualité qui casse les codes

La règle d’or ? Il n’y en a pas. Le keshi se porte seul, en superposition, accompagné de pierres semi-précieuses, en parure, mélangée à d’autres bijoux, à la plage, à la ville, au boulot, en vacances, en chill ou en soirée… Unique entre mille et authentique comme nous, les femmes, chaque création de keshi a son propre caractère, ses propres vibrations. Portez enfin les perles originelles qui vous ressemblent.

Keshi ou Keishi ?

Les deux, mon capitaine ! Keshi et keishi désignent le même type de perle. L’histoire de Tahiti et ses Îles sont riches en échanges culturels. Polynésiens et étrangers s’y sont croisés et certains continuent d’y vivre en parfaite harmonie, ce qui donne parfois de petites perles lexicales.

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